Nos mails constituent une myriade de messages,

diffusée partout dans le monde

Professionnels, réclamations, personnels ou mots d’amour, quelques milliards de mails circulent chaque jour. Et je ne vous parle ici que des mails écrits en français ! Par conséquent, je vous laisse imaginer le nombre de fautes qui assombrissent quotidiennement les cieux d’internet à l’échelle mondiale. Il arrive même que certaines phrases perdent leur sens et deviennent incompréhensibles, sous le poids de coquilles, de fautes et d’oublis. Face à ce fléau, il est indéniable que les rédacteurs web ont encore de beaux jours devant eux.

Ainsi, nos erreurs d’écriture et de mise en forme représentent surtout un excellent moyen de semer le discrédit auprès de nos lecteurs et de nous faire passer pour des amateurs.

 

Voici les fautes les plus fréquentes

 

« À l’attention de » est correct. On souhaite attirer l’attention du destinataire. Le mot « intention », souvent utilisé dans les introductions, indique une volonté ou un désir (j’ai l’intention de faire…). Il n’a donc rien à faire dans une formule d’introduction de mail, ni même de tout autre courrier.

 

« Profites-en », suivis de « en » et de « y », les verbes du 1er groupe prennent un « s ». Pensez au trait d’union. « Vas-y », « Prends-en ». Cependant, si « en » et « y » sont des prépositions, vous écrirez « mange en silence ».

 

« Comme convenu, notre visite… », dans ce cas, « convenu » est systématiquement invariable, contrairement à l’adjectif « un rendez-vous convenu », « une visite convenue », « des plans convenus ».

 

« En tout cas » ou « en tous cas ». Sans vouloir faire de jeu de mots, dans ce cas, vous l’écrivez comme vous voulez. Sauf avec « en tous les cas » qui s’écrit au pluriel. Idem au féminin « en toute circonstance » ou « en toutes circonstances », à vous de choisir.

 

« Je vous envoie » prend toujours un « e », car il s’agit du verbe du premier groupe « envoyer » et donc « tu envoies », « il envoie ». Au contraire, le mot « envoi » est un nom commun, son pluriel s’écrira « des envois ».

 

« J’ai créé » ou « je vous ai créé ». Nous sommes nombreux à hésiter avec le verbe créer. Il s’accorde : « des ouvrages créés ». Pensez à ajouter un « e » pour la formule au féminin : « Une affiche créée ».

 

« Je vous joins » prend toujours un « s ». Le verbe « joindre » se conjugue, vous écrirez « il joint », « nous joignons ». À ne pas confondre avec le joint… de salle de bain qui est un nom commun variable.

 

« Toutes sortes », ces mots portent un « s » si vous pouvez les remplacer par « de nombreuses » ou par « plusieurs ».

 

« Je transfère » ou « nous transférons » sont corrects. C’est le verbe « transférer » et il s’accorde. Toutefois, le nom commun « transfert » s’écrit avec un « t » à la fin : « Le transfert d’un dossier » et au pluriel « des transferts de mails ».

 

« Une date butoir », la tentation d’ajouter un « e » à « butoir » est légitime, car il est apposé à un nom féminin. Mais « butoir » s’écrit sans « e », c’est un nom commun masculin.

 

« Je n’ai pas de nouvelle » ou « nous sommes sans nouvelle », mais « je viens aux nouvelles », nouvelles prend un « s ». En revanche, « ce n’est pas une nouvelle » reste au singulier et signifie « c’est bien connu ! »

 

« Recommandation », le fait de lire souvent ce mot en anglais (recommendation) peut semer en nous le doute. Pourtant, en français, il s’écrit avec un « a », s’il y a un pluriel, il prend un « s » à la fin.

 

« Y a-t-il ? », dans les formules interrogatives, on ajoute toujours une « t », ce qui facilite la prononciation et la sonorité. « N’y a-t-il pas… ? », « Existe-t-il… ? ».

 

« Parmi », est une préposition invariable. Cependant, on le trouve souvent avec un « s » à la fin. Peut-être est-ce sa ressemblance avec le mot « hormis » qui nous induit en erreur ?

 

« De toute façon », écrivez toujours ces mots au singulier. À moins que vous ne précisiez « de toutes les façons », là vous n’oublierez pas le pluriel.

 

« J’ai été très pris », lorsque je lis « j’ai étais très pris », mes yeux pleurent. C’est le verbe « avoir été », pas très élégant certes, mais très fréquent. Préférez peut-être « J’ai été très occupé ».

 

« J’ai un entretien », « entretien » est un nom commun qui exige un « s » à la fin lorsqu’il y en a plusieurs. À ne pas confondre avec le verbe « entretenir » qui se conjugue : « il entretient sa voiture ».

 

« Je vous saurais gré de votre soutien ». On conjugue « savoir gré » au conditionnel. Cette formule est destinée à remercier une personne. C’est à dire, lui être reconnaissant de quelque chose. On peut écrire « je vous sais gré ». Le mot « gré » étant invariable.

 

Pour conclure, sans devenir trop critique envers vous-même, souvenez-vous qu’un mail, c’est comme un article web ou un post sur les réseaux sociaux. Ses traces sont gravées dans la pierre d’internet comme une sculpture et ça peut vous poursuivre toute votre vie… Alors, autant que votre message illustre fidèlement votre intention.

 

Est-ce que cet article vous a apporté quelque chose, vous a-t-il aidé ?

 

 

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