Les distinctions fondamentales entre un algorithme et un être humain

 

Dans l’exécution des tâches répétitives à grande vitesse, l’informatique, les algorithmes et les robots sont devenus indispensables. Les algorithmes constituent des suites de commandes qui nous communiquent, à nous, humains, les résultats que nous attendons. Il existe aussi des logiciels qui écrivent sans notre intervention, sans états d’âme ni fatigue, à partir d’informations et de données.

S’il est vrai que l’humain est créatif, il admet volontiers son incapacité à compiler autant de données et de concepts qu’un robot. Oui, les machines se rapprochent irrémédiablement de la pensée humaine. Elles travaillent plus vite que nous, de nuit comme de jour et sans jamais se plaindre. Face à la puissance des algorithmes et à la montée de l’intelligence artificielle -I.A.-, nous sommes en droit de nous inquiéter.

 

Alors, le travail des rédacteurs web serait-il menacé ?

 

N’ayons pas peur de l’I.A. Il s’agit simplement d’un programme qui se nourrit de nos mots et qui peut apprendre et reconstituer un élément déjà connu. Si tous les algorithmes du monde parvenaient à se donner la main, ils échoueraient à coup sûr, à percevoir des émotions et à rédiger des mots doux. Je suis convaincue que jamais un rédacteur ne sera remplacé par un ordinateur. Pourquoi ?

 

Le jour où les algorithmes écriront des lettres d’amour, les poules auront des dents

Décider de faire appel à un rédacteur web humanoïde plutôt qu’à un algorithme, m’évoque le choix entre un produit bio et un aliment industriel. Choisirons-nous un contenu construit sur la base d’un article type, comme une espèce de copié-collé insipide ? Ou bien serons-nous en quête d’un contenu inédit, captivant et subtil, mêlant sagacité et ironie ?

Loin d’être un choix cornélien, la réponse sonne comme une évidence. Sans compter que le bouche à oreille fonctionne bien mieux chez les hommes que chez les robots.

En ces temps incertains où algorithmes et automatisations se banalisent, l’idée de se retrouver assis sur un siège éjectable inquiète légitimement les humains. Ils sont également de plus en plus soucieux de la protection de l’environnement et de la sauvegarde de l’humanité. Et ce mouvement prend de l’ampleur. De fait, à compétences égales, nous nous tournons naturellement vers la solution la plus proche de nos convictions, de nos affinités et de notre moralité. Sachant que les machines ignorent tout de la morale et de l’éthique, les rédacteurs web ont encore de beaux jours devant eux.

La communication non verbale échappe également aux algorithmes. Ces mastodontes ne décodent pas la force d’un silence, le pouvoir d’un regard, la joie d’un sous-entendu humoristique ni le bonheur d’un sourire. L’amour, le chagrin et l’intuition n’appartiennent pas à leurs champs d’action.

La complicité entre un lecteur et son auteur, le plaisir procuré par la lecture sont des univers inconnus des machines. Et tant mieux !

Les robots sont conçus pour travailler, automatiser et copier. Ils ne sont pas programmés pour éprouver des émotions. Monsieur Cyber-writer n’est pas prêt de venir nous faire ombrage.

 

Le jour où les robots éprouveront du plaisir, les rédacteurs web seront en danger

L’animal biologique que nous sommes possède une enfance, des souvenirs et des expériences qui lui sont propres. L’algorithme qui saura témoigner de ses désirs et de ses rêves n’est pas encore né. Là où l’humain se délecte d’histoires et de parcours de vie, le robot n’a pas de storytelling à écrire. Et c’est bien dommage parce que nous, on adore ça.

L’authenticité de notre rédacteur ou de notre auteur préféré nous touche et ses secrets nous fascinent. Nous aspirons à mieux le connaître et à découvrir sa vie. L’algorithme est froid, il n’a ni âme, ni anecdotes croustillantes à raconter. Un robot n’avouera pas son inquiétude, ses espoirs, ses opinions ou sa liberté. D’ailleurs, il n’en a pas.

 

On note aussi qu’aucune machine n’a su développer les cinq sens dont nous sommes naturellement dotés. Oui, certaines peuvent voir et entendre mais de gros progrès restent à faire pour qu’ils atteignent notre niveau. Pour l’instant, ils sont démunis du goût, de l’odorat et du toucher.

Le rédacteur web possède des ressources humaines infiniment plus profondes et plus diverses qu’un robot. Le style d’écriture de l’auteur, sa personnalité, ses sentiments et ses émotions, sont autant de capacités que l’intelligence artificielle ne peut ni nous envier, ni nous copier. Aucun codage n’arrive à la cheville des mystères du monde biologique et de la beauté universelle.

 

L’humain est un être unique sans cesse en évolution. Il est curieux, sensible et inventif. L’algorithme peut l’imiter et même le mimer, mais il est inapte pour créer quelque chose de nouveau. Essayez d’imaginer que vous partagiez votre vie avec un cyber-rédacteur, dénué d’inventivité. Une vie monotone, sans rires ni fantaisies. Une vie informatique constituée de répétitions. Je vous fiche mon billet que son manque de créativité et d’originalité deviendrait rapidement une cause de divorce.

Le jour où les machines feront des cauchemars, il sera temps de changer de métier

Aujourd’hui, force est d’admettre que les algorithmes se sont fait une place certaine dans nos vies et que nous ne pourrons plus jamais revenir en arrière. D’ailleurs, sans eux, vous ne seriez pas en train de lire cet article…

Cela dit avec le temps, on peut aisément imaginer que les nouvelles technologies vont hisser les rédacteurs vers les hauteurs. Depuis quelques décennies, on constate que notre langue de Molière a tendance à s’appauvrir et à s’étioler. A l’instar de la presse écrite, sur les banderoles d’informations qui défilent à la télévision, les fautes, les oublis et autres coquilles sont pléthore.

Alors oui, j’aime à croire que les algorithmes pousseront l’humain vers une nécessaire remise en question. Ce dernier serait amené à revoir sa copie et à fournir des contenus plus qualitatifs et plus pertinents.

Nous deviendrions plus exigeants dans l’originalité et la personnalisation de nos articles et de nos écrits. L’hypothèse de cette probabilité promettrait alors la vie éternelle aux rédacteurs !

 

Et vous, partagez-vous cette éventualité et cet optimisme ?

3 réponses
  1. Descape Bernard dit :

    Je partage évidemment, les machines ne sont pas prétes de nous remplacer pour écrire. Par contre, sur plein d’autres choses…

    Répondre

Laisser un commentaire

Rejoindre la discussion?
N'hésitez pas à contribuer !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *